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Archives : activités 2004-2005

Religion, éthique et citoyenneté à l’école

Colloque organisé conjointement par le Centre d’études des religions de l’Université de Montréal, la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal et le Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal (CRÉUM) le vendredi 29 octobre 2004, à la salle Ernest-Cormier de l’Université de Montréal. Détails »

L’herméneutique du christianisme après la déconstruction de la métaphysique

Première conférence de la série « herméneutique »
le lundi 29 novembre 2004
salle 614 du 3333, chemin Queen-Mary.
Invité : Santiago Zabala, professeur à l’Université du Latran de Rome.

Santiago Zabala a fait ses études à l’Université de Turin sous la direction de Gianni Vattimo, dont il a édité plusieurs ouvrages (dont Nihilism and Emancipation. Ethics, Politics and Law, Columbia UP, 2003). Il vient de publier un ouvrage important intitulé Philosopher avec Ernst Tugendhat (2004) et fera paraître très prochainement un ouvrage qu’il a édité avec Richard Rorty et Gianni Vattimo, The Future of Religion (Columbia UP, début 2005), qui comprend un dialogue entre Rorty, Vattimo et S. Zabala.

Réponse herméneutique à Jacques Derrida

Deuxième conférence de la série « herméneutique »
le lundi 6 décembre 2004
salle 614 du 3333, chemin Queen-Mary.
Invité : Gary B. Madison, professeur émérite à l’Université McMaster (Hamilton).

Éminente figure de la philosophie contemporaine, G. B. Madison a fait paraître des ouvrages classiques sur La phénoménologie de Merleau-Ponty (Paris, Klincksieck, 1973), Understanding. A Phenomenolgical-Pragmatic Approach (New York, Greenwood Press, 1982), The Logic of Liberty (New York: Greenwood Press, 1986) ; The Hermeneutics of Postmodernity: Figures and Themes, (Indiana UP, 1991) ; The Politics of Postmodernity : Essays in Applied Hermeneutics (Kluwer, 2001).

Raison et Foi selon le Commentaire de Simplicius au De caelo d'Aristote

Conférence le jeudi 24 février 2005, de 11h30 à 13h
salle 614 du 3333, chemin Queen-Mary.
Invité : Philippe Hoffman de l'École pratique des hautes études (Paris).

Le propos de cet exposé sera de mettre en valeur quelques traits de la religiosité philosophique néoplatonicienne dans le commentaire de Simplicius au De caelo d'Aristote (VIe siècle après J.-C.), en suivant le fil d'une recherche esquissée dans deux études antérieures (1987 et 2000). En songeant à la féconde distinction opérée par Pierre Hadot entre le logos philosophique et le bios philosophique, entre le corps dogmatique d'une doctrine enseignée et la vie spirituelle qui l'accompagne, l'on peut proposer une interprétation d'ensemble du Commentaire au De caelo comme un discours théologique construit à l'occasion de l'exégèse d'un texte, mais aussi comme une «recherche» et un «exercice» de la Vérité – comprise à la fois comme valeur des pensées et des discours, et comme puissance anagogique de l'âme, située entre l'Amour et la Foi. Le Commentaire, qui est non seulement un discours de théologie scientifique, mais aussi un hymne en l'honneur du dieu cosmique et de son démiurge, apparaît alors comme un véritable acte spirituel de conversion, qui conduit à l'«union avec les choses connues», celles-ci étant les réalités célestes et le Démiurge. Dans l'ensemble littéraire constitué par le Commentaire à la Physique et le Commentaire au De caelo, et qui est comme encadré par la définition de l'utilité anagogique de la Physique et la prière finale qui clôt l' In De caelo et vaut pour les deux commentaires, Simplicius ordonne toute sa lecture à une conversion vers l'Intellect démiurgique. Le De caelo est lu, dans le cadre de l'ordre de lecture canonique observé dans les écoles néoplatoniciennes, sous l'ombre portée du Timée, et l'on peut dire que Simplicius, à bien des égards, «fait de la physique en théologien» – comme Proclus avant lui. En étudiant la liaison précise du discours scientifique de Simplicius et de la Foi qui éclôt à partir de la Vérité, nous pouvons mieux comprendre la connexion rigoureuse qui unit la Science, la Foi et la Piété dans l'âme d'un néoplatonicien de la fin de l'Antiquité – précisant et illustrant ainsi les belles analyses du Père Festugière, ou celles de H.-D. Saffrey. Il y a, dans l' In De caelo, une piété personnelle du philosophe (qui parle à la première personne) ; et l'on verra que le triptyque Science / Foi / Piété s'articule à une modalité de l' «assimilation à Dieu». Simplicius est l'héritier d'une tradition – platonicienne et stoïcienne, mais aussi péripatéticienne – d'exercice spirituel qui consiste à faire de la Physique en vue de la «grandeur d'âme», atteinte à travers une coïncidence de la pensée et du Monde dans son universalité englobante.» Il s'agit donc d'un type de mystique «cosmique», qui relève des préoccupations communes au CERUM et à l'EPHE.

Québec, d’hier à demain
Ruptures et continuité de la société québécoise
Trajectoires de Claude Ryan

Colloque organisé par l'Université de Montréal les 9 et 10 mars 2005.

En vue d’honorer la mémoire de Claude Ryan et de souligner sa longue contribution à la société québécoise, l’Université de Montréal organise un colloque les 9 et 10 mars 2005. Des théoriciens, acteurs et praticiens de la vie publique analyseront des temps forts qui ont marqué le Québec depuis la Deuxième guerre mondiale, en prenant comme fil d’Ariane l’homme de foi, de pensée et d’action que fut Claude Ryan. Un regard sur la vie de Claude Ryan permet de constater une synchronie entre sa carrière, ses carrières, devrait-on dire, avec les grandes phases de l’histoire du Québec, soit l’après-guerre (1945-1959), la révolution tranquille (1960-1976) et la post-révolution tranquille (1977– ). Le colloque sera donc l’occasion d’examiner à la fois les ruptures et la continuité depuis les soixante dernières années. On y traitera de thématiques qui ont traversé la société québécoise, soit :

  • les impacts de l’Action catholique et les retombées de l’Institut canadien d’éducation des adultes;
  • la portée et l’influence du commentaire politique dans les médias québécois;
  • la montée du nationalisme québécois et ses diverses formes;
  • la question constitutionnelle et le référendum;
  • la langue et le religieux.

Sens ou insignifiance de l'être humain
Sense or Meaninglessness of Human Life

Dialogue entre sciences et religions
A Dialog Between Sciences and Religion
Colloque organisé par le CÉRUM
dans le cadre des Conférences publiques Templeton
les 17 et 18 mars 2005
salle B-0325 du pavillon 3200 Jean-Brillant. Détails »

Dimensions religieuses de la culture occidentale

Lancement du livre de Jean-Paul Audet :
Dimensions religieuses de la culture occidentale
le mercredi 30 mars 2005, de 17h à 19h
dans le hall d’honneur du pavillon Roger-Gaudry de l'Université de Montréal.

Historien de l’Église primitive, Jean-Paul Audet (1918-1993) s’est consacré à l’étude du phénomène religieux. D’abord rattaché comme clerc à l’ordre de Saint-Dominique, il enseigne au Collège universitaire dominicain (Ottawa), à l’Institut d’études médiévales (Montréal) ainsi qu’à l’École biblique et archéologique française (Jérusalem). Son implication à l’Université de Montréal, pendant près de 20 ans, est remarquable à plusieurs niveaux. Professeur émérite, il a été directeur du département de philosophie, président du comité de la recherche et président du rapport sur l’état de la recherche en sciences humaines. Il a également été président de l’association des professeurs et réagit vivement au moment des coupures budgétaires et des attaques contre le travail des professeurs d’université.

L’Islam, les Orientalistes et l’Occident : recherche de dialogue

Conférence organisée par le Centre d’étude des religions de l’Université de Montréal
le mercredi 20 avril 2005, à 19h
salle Z-220 du pavillon Claire-McNicoll.
Invité : Jacques Waardenburg, professeur émérite de science des religions à
l'Université de Lausanne.

La civilisation musulmane a joué un rôle important dans l'histoire de l'Europe. L'Europe médiévale a tiré profit de son apport intellectuel, et l'Europe coloniale a profité de ses ressources économiques. Les orientalistes et d'autres experts ont eu leur part dans les relations entre le monde occidental et le monde musulman, notamment aux 19e et 20e siècles. Mais il y a des questions à poser. Quel rôle ont-ils joué dans la colonisation de pays musulmans? Est-ce qu'ils ont été au service des pays colonisateurs dans des situations conflictuelles ? Dans quel sens peuvent-ils être considérés comme constituant des ponts entre les cultures? Ces questions ont un intérêt nouveau dans les rapports actuels entre le monde occidental et le monde musulman. Quelles leçons pourrons-nous tirer du passé pour arriver à un dialogue interculturel fructueux entre les partis concernés ? De quelles sortes de dialogue ces partis ont-ils le plus besoin? Qui pourront être les intermédiaires pour le dialogue recherché?



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