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Archives : activités 2006-2007

La crise du sens

Conférence organisée par le Département de philosophie
le jeudi 21 septembre 2006 à 13h
salle Z-210 du pavillon Claire-McNicoll.
Invité : Jean-François Mattéi, de l'Université de Nice.

Une grande partie de la pensée moderne est une pensée de la crise, comme on le voit chez Baudelaire, Nietzsche et Heidegger, ou, plus près de nous, chez Hannah Arendt, Charles Taylor ou George Steiner. C’est donc une pensée de l’angoisse, là où la pensée chrétienne était une pensée de la déréliction de l’homme, et donc du salut, et la pensée antique une pensée de l’ordre du monde, et donc du bonheur.

Ce qui est en cause, c’est le sens même de l’existence humaine. Le silence des anciens absolus, l’effacement de la transcendance et la perte de tout repère ont abouti au nihilisme de l’époque postmoderne où tout se vaut parce que rien ne vaut rien. Les Anciens voyaient dans l’éternel retour le signe de la régénération du temps ; les Chrétiens attendaient la parousie qui dévoilerait la fin de la création. Privé d’éternité comme d’histoire, le temps des grands récits aboli, le monde contemporain se meut dans un temps vide qui ne mène nulle part ailleurs qu’au relativisme généralisé. En repensant les diverses orientations de l’éthique, il est peut-être possible aujourd’hui de penser au-delà du nihilisme.

Les Natures du monde

Conférence organisée par le Département d’anthropologie
le lundi 2 octobre 2006 à 10h
salle B-3290 du pavillon 3200 Jean-Brillant.
Invité : Philippe Descola, de la Chaire d’anthropologie de la nature, Collège de France - EHESS, Anthropologie sociale.

Comment se pose aujourd’hui la question des rapports entre la nature et la culture d’un point de vue anthropologique? Pendant longtemps, les préjugés ethnocentristes des Modernes ont empêché de voir que la cosmologie qui s’est mise en place au cours du XIXe siècle (séparation entre une nature universelle et des cultures humaines contingentes) n’est que l’une des modalités possibles pour décrire les structures du monde et qu’elle ne saurait donc être prise comme étalon afin d’appréhender la manière dont d’autres civilisations conçoivent les rapports entre humain et non-humains.

Quelques réflexions sur la place de la métaphore dans la croyance

Conférence organisée par le Département d’anthropologie
le jeudi 9 novembre 2006, de 13h à 15h
salle C-3019 du pavillon Lionel-Groulx.
Invitée : Roberte N. Hamayon, de l'École pratique des Hautes Études, section des sciences religieuses (Paris).

Je souhaite prolonger et approfondir deux points que j'ai insuffisamment traités dans le volume « Croire et croyances » publié sous la direction de Robert Crépeau dans Théologiques (2005). Le premier point est « la croyance en la croyance d'autrui » (parfois, l'on dit « croire » sur la base de l'« expérience » d'autrui, alors qu'on est conscient de n'avoir pas éprouvé soi-même une telle « expérience » p. 15). Le second est le caractère métaphorique de la structure de l'énoncé de croyance (p. 38).

Convaincue que ces deux points sont, d'une certaine manière, liés, j'aimerais soumettre aux questions et commentaires la proposition suivante: ce qui rend possible la croyance en tant qu'attitude est le fait que la strcuture du système conceptuel qu'est la religion est de nature métaphorique (au sens établi par Lakoff & Johnson, 1985).

Je partirai de l'exemple de la nition religieuse d'« alliance », présente dans maintes traduction, pour illustrer la structuration métaphorique des énoncés de croyance et l'intérêt de les analyser sous cet angle. C'est parce que la notion d'« alliance » est utilisée métaphoriquement dans le registre religieux qu'elle permet de donner forme et substance à la relation qu'elle désigne et d'agir en conséquence.

Puis je tenterai de cerner le rôle que cette structuration métaphorique joue, en raison de ses propriétés spécifiques, dans l'attitude de croyance. Elle explique, entr autres, qu'un même énoncé puisse susciter la croyance des uns et l'incroyance des autres.

« Hommes, traditions culturelles et modernité »

Séminaire organisé par la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal et par l'Institut Interculturel de Montréal
le 17 novembre 2006 (inscription gratuite).

Le patrimoine religieux du Québec : éducation et transmission du sens

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Colloque organisé par la Chaire religion, culture et société, de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal et la Fondation du patrimoine religieux du Québec, du 22 au 24 novembre 2006, à Montréal.

Afin d’assurer la pérennité de ce vaste héritage commun qu’est le patrimoine religieux québécois, nombreuses sont les recommandations formulées à la suite des auditions tenues à l’automne 2005 par la Commission de la culture. Détails »

Le mystère de la religion chez les Amérindiens et la théorie des socièmes élémentaires

Conférence organisée par le Département d’anthropologie
le mercredi 17 janvier 2007 à 11h30
salle Marius-Barbeau (C-3061) du pavillon Lionel-Groulx
Invité : Emmanuel Désveaux, du CNRS et du Musée du Quai Branly (Paris).

S'il y a bien un domaine où l'œuvre de Lévi-Strauss semble prise en défaut, c'est bien celui que l'on appelle communément la religion. La mise en avant des relations formelles entre mythes se montre en effet incapable à première vue de rendre compte du phénomène de la croyance et du sentiment religieux tout comme de son évolution dans le temps dans une société donnée. Et ce, d'autant plus que, du moins chez les Indiens d'Amérique du Nord, l'expression de ce sentiment apparaît très arbitraire, anéantissant la fameuse dichotomie « profane » versus « sacré » chère à Durkheim, grand inspirateur de Lévi-Strauss en matière de binarisme. Il y a alors quelque chose de paradoxal dans le fait que la théorie des « socièmes élémentaires » que nous avons développée récemment – pourtant directement dérivée de l'approche transformationnelle sous-jacente à la rédaction des Mythologiques – semble offrir des perspectives novatrices pour comprendre la religiosité amérindienne.

Les chrétiens et les « autres » dans le monde ancien :
du conflit à la paix forcée

Conférence
le mercredi 7 février 2007, de 12h à 13h15
salle 614 du 3333, chemin Queen-Mary.
Invité : Fabrizio Vecoli, chercheur au Département d’histoire de l’Université de Turin.

Le monachisme chrétien représente, après l’ascension de Constantin au trône impérial (début IVe s.), un des joyaux du christianisme triomphant. Thaumaturges et missionnaires, les moines ont été des interlocuteurs importants dans les relations souvent conflictuelles avec les « autres » de l’empire romain : les païens, les juifs, les hérétiques. À travers deux textes égyptiens (IVe et VIIIe s.), on peut reconstruire l’évolution théologiques du rapport avec l’autre dans le christianisme «radical» de l’antiquité tardive, et comprendre ainsi les racines du conflit religieux qui a ouvert la porte au Moyen Âge chrétien.

Spécialiste du monachisme chrétien ancien, Fabrizio Vecoli est chercheur au Département d’histoire de l’Université de Turin, où il a complété un doctorat en histoire religieuse en 2004. Il a publié Lo spirito soffia nel deserto. Carismi, discernimento spirituale e autorità dell’uomo di Dio nel monachesimo egiziano antico (L’esprit souffle au désert. Charisme discernement spirituel et autorité de l’homme de Dieu dans le monachisme égyptien antique, Brescia, Morcelliana, 2006) et prépare plusieurs ouvrages dont Quand les païens sont-ils devenus chrétiens?

Conversation sur les accommodements raisonnables de nature religieuse

Table-ronde organisée par le CÉRUM
le 28 février 2007, de 12h à 13h30
salle 490 (Chaire Islam, pluralisme et globalisation)
du 3333, chemin Queen-Mary.

Invités : Patrice Brodeur (Chaire du Canada Islam, pluralisme et globalisation),
François Crépeau (Chaire du Canada en Droit international des migrations)
et Solange Lefebvre (Chaire Religion, culture et société).

Pas de paix entre les nations sans paix entre les religions

Conférence organisée par la Faculté de théologie et de sciences des religions dans le cadre des Belles Soirées et Matinées de l'Université de Montréal
le mardi 13 mars 2007, de 19h30 à 21h30
au pavillon 3200 Jean-Brillant.

wmvCapsules vidéos (format .wmv ; 100 et 40 Mo)

Hans KüngInvité : Hans Küng, Doctorat en théologie (Université grégorienne et Institut catholique de Paris), théologien. Il a été professeur et directeur de l’Institut des recherches œcuméniques de l’Université de Tübingen (Allemagne) et œuvre à la Fondation pour une éthique planétaire. Auteur de nombreux ouvrages, entre autres Une théologie pour le troisième millénaire, Seuil, 1989; Projet d’éthique planétaire. La paix mondiale par la paix entre les religions, Seuil, 1991; Mon combat pour la liberté, Novalis/Cerf, 2006.

Depuis qu'il existe des communautés humaines, on a imaginé des modèles de coexistence féconde et de vie individuelle satisfaisante. Toutes les cultures ont développé des normes de comportement qui correspondent à une éthique élémentaire. Ce sont avant tout les religions et les philosophies qui ont formulé et systématisé ces critères. Mais dans le monde pluraliste où nous vivons, aucune religion, aucune philosophie ne peut, à elle seule, imposer son éthique à l'ensemble des sociétés. Cependant il est possible, et important, de découvrir et de faire connaître ce qu'il y a de commun dans l'éthique inhérente aux différentes religions et philosophies afin de permettre à toute personne de s'orienter ; d’assurer la cohésion de la société ; d’offrir aux nations et aux communautés religieuses une base pour l'entente, la coopération et la paix. Cette « éthique planétaire » permettra la coexistence et la collaboration de toutes les cultures en vue d’un monde pacifique et plus juste.

Le soufisme : identité spirituelle de l'Islam

Conférence organisée par la Chaire Islam, Pluralisme et Globalisation
le mercredi 21 mars 2007, à 19h
au 3333, chemin Queen-Mary, salle 490.

Invité : Karim Ben Driss, sociologue et fondateur de l'Institut soufi de Montréal (ISM)

Conditions du renouveau du soufisme au Maroc

Conférence organisée par la Chaire Islam, pluralisme et globalisation
le jeudi 3 mai 2007, à 19h
au 3333, chemin Queen-Mary, 4e étage, salle 490.

Invité : Karim Ben Driss, sociologue et fondateur de l'Institut soufi de Montréal (ISM)

Laïcité et confessionnalisme dans le monde arabe
Dans son Imaginaire et son Actualité

Conférence organisée par la Chaire Islam, pluralisme et globalisation
le jeudi 10 mai 2007 à 19h30
au 3333, chemin Queen-Mary, 4e étage, salle 490.
Renseignements : Fabien Torres, 514.388.1798.

Invité : Fadi Hammoud, journaliste d'origine libanaise spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient et Noomane Raboudi, docteur en études arabes et islamiques contemporaines.



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